Titre : | Lettres à Reynaldo Hahn | Type de document : | texte imprimé | Auteurs et autres personnes : | Marcel Proust (1871-1922) , Auteur ; Reinaldo Hahn (1874-1947), Destinataire de correspondance ; Philippe Kolb, Annotateur ; Emmanuel Berl, Préfacier, auteur de l'introduction | Editeur : | Paris [France] : Gallimard | Année : | 1956 | Collection : | NRF | Note générale : | Reynaldo Hahn a été sans doute un des êtres que Marcel Proust a le plus aimé. Proust avait vingt-deux ans lorsqu’il le rencontre pour la première fois, au printemps de 1894. De·cette première entrevue devait sortir une amitié à la fois profonde et délicate. Les cent-quatre-vingt-quinze lettres qui composent ce recueil en témoignent. La première date de 1894; la dernière de 1915. L'intérêt d’une telle correspondance est exceptionnel : elle nous fait connaître un Proust intime, charmant au sens le plus fort du terme, souvent cocasse, quelquefois grave, toujours merveilleusement sensible.
Pour amuser Reynaldo, il fait des vers, des dessins, des pastiches, il explique des vers de Mallarmé, il met Reynaldo au courant des projets polémiques de Léon Daudet. On est attendri par ses efforts acharnés, prudents, rusés même, pour persuader Reynaldo que Pelléas et Mélisande n’est pas tout à fait dépourvu de mérite !
Chose curieuse et bien digne d'être notée : les dernières lettres ne sont ni plus ni moins gracieuses et chatoyantes que les premières. Celles-ci datent de l’époque où Proust crayonnait ses nouvelles les moins réussies, celles-là de l’époque où il écrit La Recherche du Temps perdu : il a déjà publié Swann, il a acquis sa personnalité, il travaille à une œuvre dont il mesure parfaitement l'importance. Et cet énorme progrès, ses lettres à son meilleur ami ne le font même pas soupçonner.
Sans être complète, la présente édition est aussi fidèle que possible aux textes originaux. On a partout respecté les fantaisies de langage et d'orthographe, ainsi que les négligences de l'auteur. On a reproduit également les dessins dont Proust, pour Reynaldo Hahn, et pour lui seul, parsemait ses lettres. | Langues : | Français (fre) Langues originales : Français (fre) | Catégories : | Généralités et biographies:Correspondances
| Mots-clés : | XIXe XXe | Index. décimale : | Pastille verte Pour les ouvrages mis dans les armoires Généralités et Biographies |
Lettres à Reynaldo Hahn [texte imprimé] / Marcel Proust (1871-1922)  , Auteur ; Reinaldo Hahn (1874-1947), Destinataire de correspondance ; Philippe Kolb, Annotateur ; Emmanuel Berl, Préfacier, auteur de l'introduction . - Gallimard, 1956. - ( NRF) . Reynaldo Hahn a été sans doute un des êtres que Marcel Proust a le plus aimé. Proust avait vingt-deux ans lorsqu’il le rencontre pour la première fois, au printemps de 1894. De·cette première entrevue devait sortir une amitié à la fois profonde et délicate. Les cent-quatre-vingt-quinze lettres qui composent ce recueil en témoignent. La première date de 1894; la dernière de 1915. L'intérêt d’une telle correspondance est exceptionnel : elle nous fait connaître un Proust intime, charmant au sens le plus fort du terme, souvent cocasse, quelquefois grave, toujours merveilleusement sensible.
Pour amuser Reynaldo, il fait des vers, des dessins, des pastiches, il explique des vers de Mallarmé, il met Reynaldo au courant des projets polémiques de Léon Daudet. On est attendri par ses efforts acharnés, prudents, rusés même, pour persuader Reynaldo que Pelléas et Mélisande n’est pas tout à fait dépourvu de mérite !
Chose curieuse et bien digne d'être notée : les dernières lettres ne sont ni plus ni moins gracieuses et chatoyantes que les premières. Celles-ci datent de l’époque où Proust crayonnait ses nouvelles les moins réussies, celles-là de l’époque où il écrit La Recherche du Temps perdu : il a déjà publié Swann, il a acquis sa personnalité, il travaille à une œuvre dont il mesure parfaitement l'importance. Et cet énorme progrès, ses lettres à son meilleur ami ne le font même pas soupçonner.
Sans être complète, la présente édition est aussi fidèle que possible aux textes originaux. On a partout respecté les fantaisies de langage et d'orthographe, ainsi que les négligences de l'auteur. On a reproduit également les dessins dont Proust, pour Reynaldo Hahn, et pour lui seul, parsemait ses lettres. Langues : Français ( fre) Langues originales : Français ( fre) |