| Titre : | Les Maîtres du monde | | Type de document : | texte imprimé | | Auteurs et autres personnes : | Gilles Leroy (1958-) , Auteur | | Edition : | 1998 | | Editeur : | Paris [France] : Gallimard | | Année : | 1996 | | Autre Editeur : | Paris [France] : Mercure de France | | Collection : | Folio num. 3092  | | ISBN/ISSN/EAN : | 978-2-07-040476-6 | | Langues : | Français (fre) | | Catégories : | Littérature: Du XXe Littérature: Roman
| | Mots-clés : | gay | | Résumé : | "Il laissa tomber ses bagages à mes pieds. Son front était creusé de deux rides, ses cheveux trempés de sueur, mais lorsqu'il ôta pour m'embrasser ses lunettes noires, ce fut une décharge de lumière qui me saisit jusqu'à la moelle. On pourrait faire le poète, chanter le soleil après l'éclipse ou le miel de ses yeux qui me reprenait au piège, mais non : c'était fornication, baise des regards, coït express sur un quai de gare - et je bandais sous mon pantalon comme ce chiot de quatorze ans sidéré un matin, dans la galerie de Ducasse, par les larmes dorées d'un camarade à crinière rouge. Même ravagée, c'était, ça resterait ma créature fatale. Et puisque rien n'avait changé, j'ai pris ses valises, je les ai portées à la voiture." |
Les Maîtres du monde [texte imprimé] / Gilles Leroy (1958-)  , Auteur . - 1998 . - Gallimard : Paris (26, rue de Condé, 75006, France) : Mercure de France, 1996. - ( Folio; 3092) . ISBN : 978-2-07-040476-6 Langues : Français ( fre) | Catégories : | Littérature: Du XXe Littérature: Roman
| | Mots-clés : | gay | | Résumé : | "Il laissa tomber ses bagages à mes pieds. Son front était creusé de deux rides, ses cheveux trempés de sueur, mais lorsqu'il ôta pour m'embrasser ses lunettes noires, ce fut une décharge de lumière qui me saisit jusqu'à la moelle. On pourrait faire le poète, chanter le soleil après l'éclipse ou le miel de ses yeux qui me reprenait au piège, mais non : c'était fornication, baise des regards, coït express sur un quai de gare - et je bandais sous mon pantalon comme ce chiot de quatorze ans sidéré un matin, dans la galerie de Ducasse, par les larmes dorées d'un camarade à crinière rouge. Même ravagée, c'était, ça resterait ma créature fatale. Et puisque rien n'avait changé, j'ai pris ses valises, je les ai portées à la voiture." |
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