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Auteur ou autre personne : Mireille Havet [de Soyencourt] (1898-1932)
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Mireille Havet, l'enfant terrible / Emmanuelle Retaillaud-Bajac
Titre : Mireille Havet, l'enfant terrible Type de document : texte imprimé Auteurs et autres personnes : Emmanuelle Retaillaud-Bajac (1967-), Auteur ; Mireille Havet [de Soyencourt] (1898-1932), Personne représentée, étudiée ou honorée Editeur : Paris [France] : Grasset Année : 2008 ISBN/ISSN/EAN : 978-2-246-68801-3 Note générale : Née dans le Médan d'Émile Zola en pleine affaire Dreyfus, issue d'une famille d'artistes peintres désargentée, Mireille Havet fascine très jeune tous ceux qui l'approchent : elle n'a pas quinze ans quand Apollinaire publie ses premiers poèmes, et en compte dix-neuf quand paraît son récit La Maison dans l’œil du chat, préfacé par une Colette enthousiaste. Auteure en 1923 d'un roman acclamé par André Gide et René Crevel (Carnaval), Mireille Havet atteint sa maturité d'écrivain dans son extraordinaire journal intime, exhumé par miracle en 1995.
Séduisant hommes et femmes par son charme androgyne et sa liberté d'esprit, elle affirme dès l'adolescence une homosexualité sans tabou, qui lui fait vivre les liaisons les plus torrides. Le goût des drogues et une pauvreté croissante précipiteront hélas la garçonne flamboyante, égérie du Paris des années folles, dans la dépression et l'impuissance. Interprète du rôle de la Mort dans l'Orphée de son ami Jean Cocteau, la «petite poyétesse» d'Apollinaire meurt tuberculeuse et oubliée, à trente-trois ans. Fulgurante, passionnée, son existence illustre de manière exemplaire la trajectoire d'une génération que le traumatisme de la Grande Guerre livra à tous les excès. Petite sœur méconnue de Raymond Radiguet, Pierre Drieu La Rochelle ou Louis Aragon, Mireille Havet eut comme seule boussole l'exaltation d'un moi qui trouva dans le sexe, la poésie, le noctambulisme et les paradis artificiels ses pistes les plus fécondes.Langues : Français (fre) Catégories : Généralités et biographies:Biographies Mots-clés : XXe littérature lesbien bi Index. décimale : Pastille verte Pour les ouvrages mis dans les armoires Généralités et Biographies Récompenses : Prix de la Biographie RTL / Lire 2008 Mireille Havet, l'enfant terrible [texte imprimé] / Emmanuelle Retaillaud-Bajac (1967-), Auteur ; Mireille Havet [de Soyencourt] (1898-1932), Personne représentée, étudiée ou honorée . - Paris (France) : Grasset, 2008.
ISBN : 978-2-246-68801-3
Née dans le Médan d'Émile Zola en pleine affaire Dreyfus, issue d'une famille d'artistes peintres désargentée, Mireille Havet fascine très jeune tous ceux qui l'approchent : elle n'a pas quinze ans quand Apollinaire publie ses premiers poèmes, et en compte dix-neuf quand paraît son récit La Maison dans l’œil du chat, préfacé par une Colette enthousiaste. Auteure en 1923 d'un roman acclamé par André Gide et René Crevel (Carnaval), Mireille Havet atteint sa maturité d'écrivain dans son extraordinaire journal intime, exhumé par miracle en 1995.
Séduisant hommes et femmes par son charme androgyne et sa liberté d'esprit, elle affirme dès l'adolescence une homosexualité sans tabou, qui lui fait vivre les liaisons les plus torrides. Le goût des drogues et une pauvreté croissante précipiteront hélas la garçonne flamboyante, égérie du Paris des années folles, dans la dépression et l'impuissance. Interprète du rôle de la Mort dans l'Orphée de son ami Jean Cocteau, la «petite poyétesse» d'Apollinaire meurt tuberculeuse et oubliée, à trente-trois ans. Fulgurante, passionnée, son existence illustre de manière exemplaire la trajectoire d'une génération que le traumatisme de la Grande Guerre livra à tous les excès. Petite sœur méconnue de Raymond Radiguet, Pierre Drieu La Rochelle ou Louis Aragon, Mireille Havet eut comme seule boussole l'exaltation d'un moi qui trouva dans le sexe, la poésie, le noctambulisme et les paradis artificiels ses pistes les plus fécondes.
Langues : Français (fre)
Catégories : Généralités et biographies:Biographies Mots-clés : XXe littérature lesbien bi Index. décimale : Pastille verte Pour les ouvrages mis dans les armoires Généralités et Biographies Récompenses : Prix de la Biographie RTL / Lire 2008 Exemplaires
Code-barres Cote Localisation Section Disponibilité 531003018 RET Bibliothèque LGBTQI Collections Disponible
Adaptation de Journal (M. Havet), 1/4. Journal 1918-1919 / Mireille Havet [de Soyencourt]
Titre : Pages arrachées au journal de Mireille Havet Type de document : enregistrement sonore non musical Auteurs et autres personnes : Mireille Havet [de Soyencourt] (1898-1932), Auteur ; Béatrice Leca, Compilateur Edition : 2013 Editeur : Paris [France] : France culture Année : 1913-1928 Collection : Fictions / Le Feuilleton Importance : 8 épisodes de 24 min Note générale : Ça commence comme un conte de fée, avant la Première Guerre mondiale : les premiers poèmes de Mireille Havet, 15 ans, sont publiés par Apollinaire ; puis c'est un recueil de contes fantastiques, La Maison dans L'œil du chat, en 1917, et un roman à clé, Carnaval, en 1923. Colette, Edmond Jaloux, Natalie Barney, Jean Cocteau sont ses amis et ses soutiens. Un destin d’écrivain attend Mireille Havet.
Mais c’est un destin malin avec les enfants prodiges : la guerre d’abord, qui renverse l’ordre du temps en laissant les parents orphelins de leurs enfants. La maladie ensuite, qui lui enlève le magicien Apollinaire L’après-guerre enfin, qui lui offre les séductions faciles des stupéfiants, qu’elle méprise mais auxquelles elle ne peut renoncer. Et son "goût singulier" pour l'amour des femmes.
Elle a 20 ans, puis 25, dans cette vie de plaisirs aux volets fermés, entretenue par des femmes plus fortunées, des amis égarés comme elle dans l’étourdissement, le vide des Années folles et l’opium.
Elle a 34 ans lorsqu’elle meurt dans un sanatorium suisse, après on ne sait combien de promesses de désintoxication, seule.
Elle aurait eu 98 ans lorsque Dominique Tiry, petite-fille de l’exécutrice testamentaire de Mireille Havet, découvrit dans son grenier l’œuvre cachée, secrète, monumentale, qu’elle n’avait cessé d’écrire : son journal, commencé à 15 ans, et dont les dernières pages retrouvées datent d’octobre 1929, trois ans avant sa mort. L’écrivain espéré dans les romans qui n’ont pas été écrits ou ont été perdus, c’est ici qu’on le trouve, presque un siècle plus tard, avec la même violence, le génie, la folie, et comme dominé par un vœu qui l’aura brûlée vive mais a ébloui son œuvre : « Aller droit à l’enfer, par le chemin même qui le fait oublier. »Langues : Français (fre) Langues originales : Français (fre) Catégories : Généralités et biographies:Journaux, cahiers Mots-clés : XXe années 1920 lesbien En ligne : http://www.franceculture.fr/personne-mireille-havet.html
Adaptation de Journal (M. Havet), 1/4. Journal 1918-1919 / Mireille Havet [de Soyencourt]
Pages arrachées au journal de Mireille Havet [enregistrement sonore non musical] / Mireille Havet [de Soyencourt] (1898-1932), Auteur ; Béatrice Leca, Compilateur . - 2013 . - France culture, 1913-1928 . - 8 épisodes de 24 min. - (Fictions / Le Feuilleton) .
Ça commence comme un conte de fée, avant la Première Guerre mondiale : les premiers poèmes de Mireille Havet, 15 ans, sont publiés par Apollinaire ; puis c'est un recueil de contes fantastiques, La Maison dans L'œil du chat, en 1917, et un roman à clé, Carnaval, en 1923. Colette, Edmond Jaloux, Natalie Barney, Jean Cocteau sont ses amis et ses soutiens. Un destin d’écrivain attend Mireille Havet.
Mais c’est un destin malin avec les enfants prodiges : la guerre d’abord, qui renverse l’ordre du temps en laissant les parents orphelins de leurs enfants. La maladie ensuite, qui lui enlève le magicien Apollinaire L’après-guerre enfin, qui lui offre les séductions faciles des stupéfiants, qu’elle méprise mais auxquelles elle ne peut renoncer. Et son "goût singulier" pour l'amour des femmes.
Elle a 20 ans, puis 25, dans cette vie de plaisirs aux volets fermés, entretenue par des femmes plus fortunées, des amis égarés comme elle dans l’étourdissement, le vide des Années folles et l’opium.
Elle a 34 ans lorsqu’elle meurt dans un sanatorium suisse, après on ne sait combien de promesses de désintoxication, seule.
Elle aurait eu 98 ans lorsque Dominique Tiry, petite-fille de l’exécutrice testamentaire de Mireille Havet, découvrit dans son grenier l’œuvre cachée, secrète, monumentale, qu’elle n’avait cessé d’écrire : son journal, commencé à 15 ans, et dont les dernières pages retrouvées datent d’octobre 1929, trois ans avant sa mort. L’écrivain espéré dans les romans qui n’ont pas été écrits ou ont été perdus, c’est ici qu’on le trouve, presque un siècle plus tard, avec la même violence, le génie, la folie, et comme dominé par un vœu qui l’aura brûlée vive mais a ébloui son œuvre : « Aller droit à l’enfer, par le chemin même qui le fait oublier. »
Langues : Français (fre) Langues originales : Français (fre)
Catégories : Généralités et biographies:Journaux, cahiers Mots-clés : XXe années 1920 lesbien En ligne : http://www.franceculture.fr/personne-mireille-havet.html Journal (M. Havet), 1/4. Journal 1918-1919 / Mireille Havet [de Soyencourt]
Adapté sous la forme
Titre de série : Journal (M. Havet), 1/4 Titre : Journal 1918-1919 : "Le monde entier vous tire par le milieu du ventre" Type de document : texte imprimé Auteurs et autres personnes : Mireille Havet [de Soyencourt] (1898-1932), Auteur ; Dominique Tiry, Préfacier, auteur de l'introduction Editeur : Paris [France] : Editions Claire Paulhan Année : 2003 Collection : Tiré-à-part Importance : 255 pages ISBN/ISSN/EAN : 978-2-912222-18-3 Note générale : Paul Fort, Guillaume Apollinaire, Colette, Edmond Jaloux, Natalie C. Barney et Jean Cocteau, qui furent les amis de Mireille Havet, encouragèrent son jeune talent de " petite poyétesse ", disait Apollinaire, et favorisèrent la publication de ses textes : des poèmes (Les Soirées de Paris, 1914 ; Le Mercure de France, 1916 ; etc.), des contes fantastiques, La Maison dans l'œil du chat (G. Crés, 1917), et un roman à clé, Carnaval (Albin Michel, 1923)... Ce qu'ils ignoraient, c'est que Mireille Havet tint, de 1913 à 1929, un extraordinaire et monstrueux Journal, dans lequel elle décrit sa " vie de damnation ", une vie de guet et d'attente, de songe et d'outrance, une vie aimantée par son " goût singulier " pour l'amour des femmes et les stupéfiants. Langues : Français (fre) Langues originales : Français (fre) Catégories : Généralités et biographies:Journaux, cahiers Mots-clés : XXe lesbien littérature Index. décimale : Pastille verte Pour les ouvrages mis dans les armoires Généralités et Biographies Note de contenu : Journal d'octobre 1918 à septembre 1919.
Extrait :
" À force d'exigence et de retombements, de projets et de défaites froides comme l'averse qui donne la fièvre dont on crève à vingt ans, je n'attends plus rien que moi-même, ma belle petite âme que parachève et paraffine chaque jour la vie parisienne et son fouet à neuf queues.
Je suis un jouet entre les mains, les lèvres des foules, où mon nom, ma petite identité qui aspirait au lyrisme est balancée comme un numéro de foire, une attraction vernie qui ne coûte pas cher. Je suis une barque haletante et fracassée sur la mer sans étoile, où nous naviguons de compagnonnage avec les lames mauvaises, lourdes comme l'huile, et les petits poissons changeants qui se cachent dans la lune selon les marées. Hélas !... " 11 janvier 1919Journal (M. Havet), 1/4. Journal 1918-1919 : "Le monde entier vous tire par le milieu du ventre" [texte imprimé] / Mireille Havet [de Soyencourt] (1898-1932), Auteur ; Dominique Tiry, Préfacier, auteur de l'introduction . - Editions Claire Paulhan, 2003 . - 255 pages. - (Tiré-à-part) .
ISBN : 978-2-912222-18-3
Paul Fort, Guillaume Apollinaire, Colette, Edmond Jaloux, Natalie C. Barney et Jean Cocteau, qui furent les amis de Mireille Havet, encouragèrent son jeune talent de " petite poyétesse ", disait Apollinaire, et favorisèrent la publication de ses textes : des poèmes (Les Soirées de Paris, 1914 ; Le Mercure de France, 1916 ; etc.), des contes fantastiques, La Maison dans l'œil du chat (G. Crés, 1917), et un roman à clé, Carnaval (Albin Michel, 1923)... Ce qu'ils ignoraient, c'est que Mireille Havet tint, de 1913 à 1929, un extraordinaire et monstrueux Journal, dans lequel elle décrit sa " vie de damnation ", une vie de guet et d'attente, de songe et d'outrance, une vie aimantée par son " goût singulier " pour l'amour des femmes et les stupéfiants.
Langues : Français (fre) Langues originales : Français (fre)
Catégories : Généralités et biographies:Journaux, cahiers Mots-clés : XXe lesbien littérature Index. décimale : Pastille verte Pour les ouvrages mis dans les armoires Généralités et Biographies Note de contenu : Journal d'octobre 1918 à septembre 1919.
Extrait :
" À force d'exigence et de retombements, de projets et de défaites froides comme l'averse qui donne la fièvre dont on crève à vingt ans, je n'attends plus rien que moi-même, ma belle petite âme que parachève et paraffine chaque jour la vie parisienne et son fouet à neuf queues.
Je suis un jouet entre les mains, les lèvres des foules, où mon nom, ma petite identité qui aspirait au lyrisme est balancée comme un numéro de foire, une attraction vernie qui ne coûte pas cher. Je suis une barque haletante et fracassée sur la mer sans étoile, où nous naviguons de compagnonnage avec les lames mauvaises, lourdes comme l'huile, et les petits poissons changeants qui se cachent dans la lune selon les marées. Hélas !... " 11 janvier 1919
Exemplaires
Code-barres Cote Localisation Section Disponibilité 531004218 HAV Bibliothèque LGBTQI Collections Disponible