Titre : | Le Temps dérobé : Chronique du sida | Titre original : | Borrowed Time: An AIDS Memoir | Type de document : | texte imprimé | Auteurs et autres personnes : | Paul Monette (1945-1995), Auteur ; Manuela Dumay, Traducteur/trice | Editeur : | Paris [France] : Presses de la Renaissance | Année : | 1988 | ISBN/ISSN/EAN : | 978-2-85616-509-6 | Note générale : | " Peut-être mourrai-je avant d’avoir terminé ce livre. Il y a bien sur quelque chose de présomptueux à dire cela, mais après tout, qui décide? Peut-être est-ce parce que j’ai vu trop d’amis tomber malades en un mois et mourir en un an qu’une espèce de fatalité réaliste me rassure mieux que les faux espoirs. Je suis sur d’une chose : je suis porteur du virus (...) Deux fois par jour, je prends un médicament acheté à Tijuana. Les mêmes amis qui m’assurent que je respire la santé et que j’ai l’air en pleine forme sont les premiers à m’affirmer que la découverte du remède est imminente. Ce qu’ils ne semblent pas vouloir comprendre, c’est que j’ai épuisé tout mon optimisme à maintenir mon ami en vie. Maintenant qu’il n’est plus là, je ne peux pas dire que je sois ni à moitié malade ni à moitié en bonne santé. Je ne suis de toute façon plus que la moitié de moi-même. " | Langues : | Français (fre) Langues originales : Américain (ame) | Catégories : | Généralités et biographies:Souvenirs et témoignages personnels
| Mots-clés : | XXe USA gay sida | Index. décimale : | Pastille verte Pour les ouvrages mis dans les armoires Généralités et Biographies |
Le Temps dérobé = Borrowed Time: An AIDS Memoir : Chronique du sida [texte imprimé] / Paul Monette (1945-1995), Auteur ; Manuela Dumay, Traducteur/trice . - Paris (France) : Presses de la Renaissance, 1988. ISBN : 978-2-85616-509-6 " Peut-être mourrai-je avant d’avoir terminé ce livre. Il y a bien sur quelque chose de présomptueux à dire cela, mais après tout, qui décide? Peut-être est-ce parce que j’ai vu trop d’amis tomber malades en un mois et mourir en un an qu’une espèce de fatalité réaliste me rassure mieux que les faux espoirs. Je suis sur d’une chose : je suis porteur du virus (...) Deux fois par jour, je prends un médicament acheté à Tijuana. Les mêmes amis qui m’assurent que je respire la santé et que j’ai l’air en pleine forme sont les premiers à m’affirmer que la découverte du remède est imminente. Ce qu’ils ne semblent pas vouloir comprendre, c’est que j’ai épuisé tout mon optimisme à maintenir mon ami en vie. Maintenant qu’il n’est plus là, je ne peux pas dire que je sois ni à moitié malade ni à moitié en bonne santé. Je ne suis de toute façon plus que la moitié de moi-même. " Langues : Français ( fre) Langues originales : Américain ( ame) |